Oko est l’orisha qu’invoquent les Yoruba pour lui demander prodigalité, abondance et fertilité.
Fidel Fourneyron a choisi l’étude du panthéon yoruba (dont la vivacité dans la diaspora afro-caribéenne est à la source d’une incroyable créativité musicale) comme axe pour nourrir son imaginaire et continuer à développer l’esthétique d’un retour aux sources du jazz. Né de la rencontre entre les traditions mélodiques et rythmiques arrachées à l’Afrique et le langage harmonique européen, le jazz, pour Fidel Fourneyron, tire sa force essentielle de ses racines africaines.
L’idée de ce nouveau trio est de continuer en petite formation le travail initié en grand ensemble avec Que Vola, puis Bengue : une musique prenant la mélodie et ses appuis rythmiques comme point de départ pour le jeu collectif. Dans ce trio épuré, sans instrument polyphonique, tout part de la rencontre entre les tambours et le chant. Tout en s’autorisant des mises en perspectives harmoniques et formelles puisées dans les musiques européennes contemporaines, c’est bien en creusant la terre que le groupe va puiser sa force.
Instuments telluriques par excellence, la batterie d’Antoine Paganotti et la contrebasse de Thibaud Soulas sont les fondations de la musique de Oko, sur laquelle plane le souffle chaud du trombone de Fidel Fourneyron.

 

 

Oko est une coproduction La Barbacane/Jazz sous les Pommiers/Uqbar